Clinc clinc

1–2 minutes

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Clinc clinc

Le klaxon d’un bus me rappelle au monde, me demandant expressément de sortir de ma tête pour regarder ce qu’il se passe autour de moi. Dommage un bonhomme rouge est moins fantasque que mon imagination.

Vrrr vrrr.

Voilà que mon téléphone me propose de mettre un pied dans l’univers chronophage mais néanmoins fantasque des réseaux sociaux.

Blablabla.

Plaît-il ? Mon esprit romanesque n’est donc pas fait pour la vie urbaine. « Je n’ai ni pièces ni clopes, je suis vraiment navrée… Ah c’est toi? Salut comment tu vas? » Note à moi-même : vérifier d’abord qui me parle.

Toooum.

Assise dans cet objet roulant électrique je suis sauvée, de la musique et je peux retourner dans mon mond…

Bam!

Les gens sont sans doute tellement dans le leur qu’ils ne voient pas leurs pairs ?!

Clinc.

Merci, un vrai bonheur une boisson fraîche par ce temps pré-apocalyptique.

Hahaha!

Un couple s’esclaffe. Oh ce vert, il est fascinant, il me donne envie de me perdre dedans, de le regarder pour l’éternité. Non ne t’en vas pas, reste au soleil.

Clic.

Aucune importance, toi, ta robe verte au soleil d’été devant l’ombre êtes dans la boîte.

Boum.

Le vert, le rouge, sous l’immensité du bleu tacheté de blanc, les jeux d’ombres et de lumières, les conversations stériles, les bruits, cette ville est peut-être bien ce qui nourrit mon esprit rêveur finalement.

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