Hier soir, alors que je rentrais du travail en métro, un homme aux allures de sdf m’a arrêtée en me parlant espagnol, ça m’a fait plaisir parce que je n’ai plus l’occasion de parler espagnol autant que je voudrais, alors on s’est assis pour discuter, il me racontait ses aventures à Séville, à Madrid ou encore à Barcelone et je l’écoutais, ivre de son énergie et de tout ce qu’il avait fait dans sa vie.
Nous étions toujours dans ce métro aux alentours de 20h quand il me dit qu’il voulait me montrer quelque chose.
Il m’amena dans le couloir du métro, un peu inquiète, j’ai hésité à le suivre, mais il me rassura, aucun danger, les couloirs étaient aménagés pour que les gens de la régie passent.
Hum…ok. Je le suivis jusqu’à un recoin du tunnel où il s’était installé un réchaud et un lit.
« Es mí cocina » il me dit. Il sortit du pain, du jambon et du fromage et me dit qu’il allait faire des croque-monsieur.
Quand, tout à coup, le métro passa juste à côté, de l’eau s’était infiltrée par une bouche d’égout et
« Dans la cuisine, le métro arrosa deux croque-monsieur. »
Mathilda


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